Les petites aventures du quotidien - #1

Tous les jours

 

Non, nous n'avons pas (encore) exploré la jungle, rencontré de bêtes sauvages ou traversé l'Amazone en pirogue... N'empêche, notre vie quotidienne est jonchée de défis, d'ordre linguistique principalement.

1) Faire les courses : se retrouver avec des produits totalement inconnus, rester bloqué 10 min à la caisse parce qu'on nous demande ¿cuantas cuotas? et qu'on n'a aucune idée de ce que ça veut dire, oublier sa carte de crédit à la caisse, retourner au supermarché, devenir connu au supermarché.

 
 

2) Acheter une carte SIM pour avoir la 3G (on ne se refait pas...) : expliquer ce qu'on veut, acheter la SIM, recharger la SIM (à une autre caisse, donc repasser par l'étape 1), se rendre compte que la SIM ne rentre pas, aller rapporter la SIM, se faire envoyer dans un petit boui-boui pour rétrécir la SIM...avoir la 3G !

3) Prendre un abonnement à la salle de sport, ne pas savoir comment fonctionnent les machines, faire du sport avec des colombiens (et colombiennes) bodybuildés.

4) Réserver des billets d'avion pour aller sur une île paradisiaque, se rendre compte que c'est le weekend de Pâques, ne pas trouver de logement sur place, vouloir modifier le vol sur internet, essayer 20 fois sans succès, penser à aller à l'aéroport (à 2h de route aller-retour), trouver une agence de voyage à 5 min à pied, résoudre le problème... préparer nos masques et nos tubas !

5) Courir le premier dimanche matin tranquillement autour de chez nous, passer devant le départ d'un 10km par hasard, se fondre dans la masse sans dossard, courir (survivre à) ce 10km sous le cagnard, se faire doubler par un fauteuil roulant dans la dernière ligne droite, récupérer une médaille de finisher à l'arrivée.

Vamos al Centro

14 Mars 2016

 

Le centre-ville de Medellín est un endroit, comme dans toute ville, qui regorge de boutiques. Seulement, on ne sait pas bien pourquoi, en dehors des petits étals de souvenirs, il n'y a que des magasins vendant soit des baskets, soit des t-shirts. Il y a également plusieurs magasins de robes de mariée. Conclusion : la mode colombienne, c'est kitsch.

C'est devant le Museo de Antioquia (Antioquia étant la province où se trouve Medellín), que se trouve la plaza Botero, avec 23 statues du célèbre sculpteur colombien.

 

Le centre-ville a toutefois la réputation d'être mal famé : les différents parcs qu'il compte sont souvent peuplés de "marginaux", prostituées ou toxicomanes. Le parque del periodista, par exemple, est une zone où fumer la marijuana est toléré. Nous avons pu trouver le parc en question rien qu'à l'odeur...

Nous n'avons eu aucun problème et nous ne nous sommes pas sentis particulièrement en danger, mais nous avons pu constater la différence avec notre quartier, un peu plus chic, de Laureles. Le soir tombé par contre, on nous a fortement déconseillé d'aller y faire un tour...

Moins de 2 euros, 2 heureux !

Parque Bolivar

 
 

Le monde est petit

10 - 11 Mars 2016

 

Raconter sa vie sur Facebook a parfois du bon : Guillaume, un copain de Benjamin est à Medellín pour quelques jours avec un ami. Des retrouvailles inattendues !

Ils logent dans le quartier branché de la ville, El Poblado. Nous les rejoignons donc pour passer la soirée. On n'a que l'embarras du choix dans ce quartier très animé, où, à certains endroits, on se demande même s'il y a des habitants (et s'il y en a, on les plaint...) tant la concentration de bars à salsa, de boîtes et de restaurants est élevée. La musique est partout et nous passons donc la fin de la soirée dans une cacophonie impressionnante. Amusant au début, mais au bout de quelques heures... d'autant que le décalage horaire se fait encore un peu sentir !

Le lendemain, sur les conseils de Marco, nous nous éloignons un peu de la ville : direction le Parque Arví, histoire de retrouver un peu de verdure et de fraîcheur. Le parc se situant sur les hauteurs de la ville, nous prenons le téléphérique pour l'atteindre (nous passons de 1500m à 2500m d'altitude, ce qui nous fait perdre quelques degrés...ouf !). Le chemin pour y aller est au moins aussi intéressant que le parc lui-même : le téléphérique nous donne une vue sur toute la ville, et  nous voyons évoluer sous nos pieds les différents quartiers, du plus riche au plus pauvre, voire très très pauvre. La dernière portion du téléphérique évolue à l'horizontale, surplombant la forêt avant de nous déposer au milieu du parc.  ¡ Estupendo !

 
 
 

La petite mine réjouie de Benjamin

 

Au retour, nous nous arrêtons à la bibliothèque, un énorme bâtiment construit au coeur de la Comuna 1 (là encore une volonté de la ville de diminuer les disparités sociales). Pas de bol, elle a été fermée et subit actuellement de gros travaux pour cause de malfaçons importantes... Oups ! Tout cela ne nous empêche pas d'aller prendre pour moi un coca tiède sans bulles probablement ouvert depuis quelques semaines, et pour les autres une bière avec bulles et bien fraîche (ça m'apprendra...).

De loin, on ne voit pas les trous dans la façade...

John, Benjamin, Guillaume, et mon coca tiède...

 
 

La Comuna 13

10 Mars 2016

 

Il faut savoir que Medellín est construite dans une cuvette : les riches en bas et les pauvres en haut. Les quartiers les plus pauvres, appelés Comunas, situés sur des pentes raides, ne sont accessibles que par des escaliers abrupts (pas ou peu de routes). Depuis quelques années la ville s'efforce de faciliter la vie des gens en construisant des escalators et des téléphériques, ce qui leur fait gagner un temps précieux et les rapprochent ainsi du centre-ville. Ils ont également fourni, dans la Comuna 13, de la peinture pour embellir les maisons. Le quartier est donc très bariolé, et rempli de magnifiques fresques !

Milena, la gérante de la maison où nous logeons, donne des cours gratuits aux habitants de la Comuna 13 qui le souhaitent, et propose aux voyageurs (comme nous !) de l'accompagner pour discuter en anglais avec les élèves, et découvrir ce quartier.

La classe est très éclectique, et on parle (ou du moins on essaye) avec des gens de tout âge. On se rend vite compte que certains n'ont pas une vie facile... Mais ça, notre ami Thomas, un autre volontaire américain, n'a pas eu le bon goût de le remarquer quand il lance un gênant "Amazing vibes here ! You guys are so lucky to live here !"...

On vous laisse deviner qui est Thomas l'américain...

 

Arrivée à Medellín

9 Mars 2016

 

A notre arrivée à Medellín, après avoir frôlé la mort entre l'aéroport et la maison (les règles de circulation sont apparemment facultatives, et les ceintures de sécurité constamment inaccessibles...), nous rencontrons Marco, un baroudeur suisse de 57 ans. Il nous emmène visiter le quartier et boire une bière. Benjamin est content, il a un copain.