Ferry 2ème partie : Puerto Natales - Puerto Montt

14 - 18 Novembre 2016

Après avoir rejoint Puerto Natales en bus depuis Punta Arenas, nous embarquons directement à bord du Navimag, ferry qui remonte à travers les fjords de Patagonie jusqu’à Puerto Montt. C’est une étape que nous attendons avec impatience, après le teasing fait par Simon et Maud… C’est donc parti pour 4 jours à se laisser porter en admirant des paysages à couper le souffle. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous disposons d’une cabine de 4 pour nous deux, grand luxe !

Le trajet, principalement à visée touristique, est aussi un moyen pour ravitailler certains villages très reculés de la côte.

Puerto Natales

Ferry 1ère partie : Puerto Williams - Punta Arenas

12 - 14 Novembre 2016

Et voilà : bye bye Puerto Williams, nous commençons à remonter les fjords à bord d’un premier ferry pendant une trentaine d’heures afin de rejoindre Punta Arenas.

Le voyage dure plus longtemps que prévu et nous arrivons au milieu de la nuit au port de Punta Arenas, avec très peu de taxis pour tous les voyageurs : c’est la guerre ! En plus, nous avons réservé une nuit chez l’habitant, et craignons de trouver porte close. Mais ouf, notre hôte nous a attendu !

Les lumières d’Ushuaïa au loin

Puerto Williams : à quelques pas du Cap Horn

8 - 12 Novembre 2016

 

Après une courte traversée en provenance d'Ushuaïa, nous accostons à Puerto Navarino, de l'autre côté du canal de Beagle. Cela sera notre ultime traversée de la frontière Argentine/Chili. Une navette nous amène ensuite à Puerto Williams, revendiquant le statut de ville la plus australe du monde (bien qu'il existe un tout petit village un peu plus au sud : Puerto Toro).

Nous sommes dans la province de l'Antarctique chilien. Nous n'irons pas plus au sud, au "vrai" Cap Horn, que l'on peut aller explorer en bateau.

Arrivés à Puerto Williams, il nous faut trouver un logement, ce qui n'est pas chose facile ici. L'offre est très limitée et déjà bien occupée ! Nous finissons par trouver une petite pension, juste à côté de l'embarcadère du ferry que nous prendrons pour remonter jusqu'à Punta Arenas.

C'est ici que nous rencontrons José, qui, malgré ses dents en vrac, ses cheveux hirsutes et son sourire figé lui donnant une tête de psychopathe, est plutôt sympathique. Quand il n'est pas de l'autre côté de la rue en train de décharger les bateaux de pêche remplis d'araignées de mer, il est devant sa télé à regarder des feuilletons à l'eau de rose en fumant des clopes. Le logement est donc sommaire, et par chance nous n'avons pas brulé vif dans notre sommeil (l'unique moyen de se réchauffer la nuit étant des sur-matelas chauffants électriques...). Cerise sur le gâteau, juste en face se trouve un super petit café (avec le wifi !).

Le village est une base navale, et de nombreux militaires vivent ici. Le port de plaisance de Micalvi est également une source d'activité économique. D'ici, une famille française propose des excursions vers l'Antarctique en voilier.

Arrivée à Puerto Navarino

Sous un ciel digne d'Harry Potter

Notre refuge

La plupart de ces araignées de mer (centollas) est destinée à l'exportation. La pêche intensive pose question sur le plan écologique dans le canal de Beagle...

José (au milieu)

Les habitations militaires

Vue sur Puerto Williams

José à gauche, qui a tondu ses cheveux, et nos deux autres colocataires

Comment s'est-on retrouvé au spectacle de l'école ?

Le kiff ultime : une énorme araignée fraichement préparée et déjà toute décortiquée !

Au fond : les dientes de Navarino

Le port de plaisance de Micalvi

Une tête de loup, ou de lama ?

Ça souffle !

Pas sûr qu'elle soit encore debout à l'heure qu'il est !

Cecilia, la gérante de la pension

Un dernier adieu à nos copines !

Notre ferry est prêt : après près d'un mois à descendre, nous commençons à remonter la Patagonie, cette fois ci par la voie maritime !

Ushuaïa

6 - 8 Novembre 2016

 

 

Après une douzaine d'heures de bus, nous arrivons dans la ville la plus australe d'Argentine, promesse d'aventures vers l'Antarctique. Cela restera au stade de promesse pour nous car si nous voulons continuer encore quelques mois notre périple, nous ne pouvons pas nous offrir le détour (compter environ 4000 euros par personne pour 15 jours). 

Nous restons 2 jours à Ushuaïa, le temps d'organiser la traversée du canal Beagle, qui nous amènera à Puerto Williams, au Chili. Ça a beau être tout près (environ 1h30 de traversée), il n'est pas facile de trouver un bateau, et il faut y mettre le prix ! Nous n'avons pas le choix cependant, car un ferry nous attend là-bas pour commencer la remontée de la Patagonie par l'océan.

Nous nous posons à l'auberge de jeunesse Yakush, où nous rencontrons un couple d'auvergnats et leur petite fille de 14 mois : Nicolas, Marjorie et Léa. Tous les ans ils font un voyage de quelques mois. Ils nous proposent de profiter de leur voiture de location et de partir avec eux faire une balade dans le parc Tierra del Fuego. Nous faisons également LE tour de bateau touristique, qui nous emmène autour des colonies de cormorans, de manchots et de lions de mer, et autour du phare des Eclaireurs.

C'est ici que nous mangeons notre première araignée de mer de Patagonie, avant une longue série !

Les araignées de mer, centollas, spécialité de la région : mmmmh !

La Quiaca, à la frontière bolivienne - Ushuaïa : presque 5000 kilomètres !

Le phare des Eclaireurs

Le bout du bout !

Un couple de cauquén común ou Ouette de Magellan (ou Bernache de Magellan), il y en a partout ici, et c'est joli !

Ce monsieur est venu d'Alaska, et est arrivé au bout de la route panaméricaine, longue d'au moins 20000 km. Et il était, disons...un peu blasé, ou peut-être un peu triste d'avoir fini son voyage, on ne sait pas !

Le soir des élections présidentielles américaines...on ne partait pourtant pas défaitistes ! Nous retrouvons par hasard également Benjamin, que nous avions rencontré à Mendoza quelques semaines plus tôt !

Au fur et à mesure de la soirée, comme beaucoup de gens nous avons été de plus en plus abasourdis devant la tendance qui se profilait...et complètement sidérés lors des résultats !

Marjorie, Léa et Nicolas

Et voilà, nous partons pour Puerto Williams et la famille auvergnate poursuit son périple argentin !

Punta Arenas : dernière étape avant la fin du monde

5 - 6 Novembre 2016

 

Ces quinze jours en van nous ont bien plu : la sensation de liberté totale, dormir dans des endroits magnifiques totalement dépourvus de voisins (humains en tous cas)... Le timing était cependant un peu serré et nous n'avons pas traîné sur la route. Ceci dit, nous ne sommes tout de même pas mécontents de retrouver ce soir un vrai lit !

Nous trainons un peu dans cette petite ville portuaire colorée avant de prendre le bus direction Ushuaïa demain.

Avant toute chose...

Super adresse pour ceux qui passeront dans le coin...

Y'aura un peu de taf quand il s'agira d'enterrer les lignes électriques...

Les commères du quartier

Amanda #13 Torres del Paine > Punta Arenas

4 - 5 Novembre 2016

 

 

Aujourd'hui est une journée un peu ratée... Le temps est apocalyptique, avec une pluie glaciale et un vent en rafales. L'entrée du parc est très chère (environ 30 euros par personne), et malheureusement nous n'avons que très peu de temps pour avoir un aperçu car il faut que nous soyons à Punta Arenas ce soir pour rendre le van demain matin...

C'est donc un tour très express que nous faisons dans ce parc, qui, derrière les trombes d'eau et les nuages semble être fabuleux ! Benjamin est plus téméraire que moi, et va faire un tour près d'une belle cascade, pour ma part, le vent me décourage, j'ai trop peur de tomber à l'eau ! 

Un nouveau panneau pour Maman

Une des silouhettes les plus connues du parc : los Cuernos

Los Cuernos (les cornes pour ceux qui n'avaient pas deviné...), même si cela ne se voit pas sur la photo, sont bicolores : une couche de sédiment noir au sommet contrastant avec le granit presque blanc mis à nu au milieu des montagnes (ne comptez pas avoir des photos plus parlantes sur notre blog, si vous voulez voir mieux : allez voir sur Google !)

Nous tentons tout de même une petite excursion autour du Lago Grey, sur lequel donne le glacier du même nom. On ne voit pas le glacier à proprement parler mais quelques icebergs ont migré vers le rivage. Après 1h30 dans la pluie et le froid, nous battons en retraite. Tant pis nous continuerons à explorer le parc en voiture...

Trop c'est trop !

Sur la route, nous prenons en stop 2 jeunes militaires chiliens trempés jusqu'aux os qui viennent de faire le tour du parc en 5 jours, en autonomie (sous la pluie et la neige). Ils étaient sensés retrouver une navette pour retourner à leur base de Puerto Natales, mais le bus n'est jamais passé...

Les stigmates d'un immense incendie datant de 2011, qui a ravagé plus de 17000 hectares de forêt en 2 mois.

Nous sortons du parc, direction Puerto Natales, à une centaine de kilomètres au sud, pour déposer nos 2 autostoppers, puis Punta Arenas encore 200 kilomètres plus loin, où nous passerons notre dernière nuit avant de rendre Amanda le lendemain.

Il n'y avait pourtant pas de vent au moment où la photo a été prise !

Notre dernier campement !

Dernier repas !

Et voilà ! Bye bye Amanda !

Amanda #12 Perito Moreno > Torres del Paine

3 - 4 Novembre 2016

 

Aujourd'hui, le temps est au déluge, mais ça ne gâchera en rien notre émerveillement devant cette sculpture bleue, qui laisse échapper un grondement sourd, et parfois un terrible craquement lorsqu'elle libère d'énormes blocs de glace. Epoustouflant !

 
 

Un café bien au chaud n'est tout de même pas de refus après la visite...

Après cette matinée bien remplie, nous passons faire quelques courses (et cherchons désespérément à retirer de l'argent...) à El Calafate avant de reprendre la direction du Chili : ce soir nous dormirons dans le parc national de Torres del Paine, encore un site prestigieux !

Nous traversons à nouveau la pampa argentine avant de remonter dans les Andes pour notre avant-dernière escale avec Amanda !

Nouveau passage de la frontière !

Les gens dansent avec des pelles sur les 6,5 prochains kilomètres...

Tout est dit !

Et voilà encore un repos bien mérité !

Amanda #11 El Chaltén > El Calafate

2 - 3 Novembre 2016

 

Après un petit-déjeuner réconfortant, nous reprenons la route en direction d'un endroit qu'on a hâte de découvrir : le Perito Moreno.

 

Cet immense glacier se trouve à côté de la petite ville d'El Calafate, ainsi nommée d'après une plante que l'on trouve dans la région.

On fait la route et on se trouve un petit coin au milieu de nulle part, au plus près du site pour pouvoir y aller dès l'ouverture et éviter la foule.

Le plein et c'est reparti !

Notre hotel du soir !

Amanda #10 Fitz Roy

1er - 2 Novembre 2016

 

 

Nous sommes au pied du Fitz Roy, mythique montagne argentine, et restons une journée de plus pour pouvoir faire la rando qui monte au plus près du glacier.

Nous trouvons d'abord un camping pour être un peu mieux installés pour la nuit suivante et pour pouvoir se doucher. Ceci étant fait, nous voilà partis pour l'ascension !

Notre spot de la nuit

Et la route pour y accéder

En tout, et avec le rab' : 24 km de rando et 1500m de dénivelé en 5h30 !

Pas moyen d'enlever son petit chapeau !

A la base, on ne devait pas monter tout en haut, mais Benjamin étant Benjamin, je n'y coupe pas... Les 2 derniers kilomètres sont très durs, mais c'est vrai que ça aurait été dommage de ne pas voir le glacier. Par contre la journée n'est pas idéale, car le vent se renforce encore et arrivés en haut, il se met aussi à pleuvoir. Moi je reste planquée derrière un rocher et Benji continue encore un peu jusqu'à un autre lac. La descente est plus rapide...

On n'est pas bien ici ?

Faut pas non plus se laisser abattre...

Après notre retour, le vent devient tempête. Heureusement un bon resto se trouve à quelques pas du camping ! Le soir dans notre van, les petites palissades du camping ne suffisent pas à nous protéger et nous passons la pire nuit de tout le voyage ! Je relativise tout de même quand le lendemain matin, je sors du van et regarde la petite tente, toujours debout, juste à côté de nous...eux non plus n'ont pas dû bien dormir !

Notre camping, et la palissade qui n'a servi à rien !

Amanda #9 Cueva de las Manos > El Chaltén

31 Octobre - 1er Novembre 2016

 

Aujourd'hui encore, la journée sera riche en kilomètres, que nous faisons principalement sur de l'asphalte, ce qui rend le trajet un peu plus facile, mais il nous faut tout de même faire très attention à ces rafales incessantes...

 

La Cueva de las Manos est donc un site archéologique déclaré patrimoine culturel de l'humanité par l'UNESCO. Certaines des peintures dateraient de 13000 ans (scènes de chasse au guanaco) et jusqu'à environ -3300 ans (mains "négatives" et pas simplement des empreintes). Le site est particulièrement bien conservé, ce qui contraste avec le site que nous avions visité tout au nord du pays avec les parents (Inca cueva, qui ne bénéficie pas du même statut auprès de l'UNESCO).

Peintures les plus anciennes

Mains négatives

Un couple d'anglais a fait la visite avec nous, et voyageaient dans le même van ou presque mais eux pendant 2 mois ! (et ils n'ont pas eu la même chance que nous : déjà 2 crevaisons à leur actif !)

Un principe à ne pas oublier : faire le plein à chaque station service !

Plus que 372 km de ligne droite...

Un ñandú (nandou), sorte d'autruche. A priori ce ne sont pas tout à fait les mêmes que celles rencontrées au nord de l'Argentine (les suris), mais je vous avoue qu'on n'a pas été vérifier !

Arrivée avec vue sur l'imposant Fitz Roy

Arrivée à El Chaltén, au pied du Fitz Roy

Arrivée à la petite ville, en début de soirée, nous galérons pour trouver un endroit pour la nuit : tous les campings que nous avions repéré n'ont pas encore ouvert pour la saison, et nous nous installons au bord d'une route de graviers, secoués par les bourrasques de vent. Mieux vaut ne pas avoir envie de faire pipi cette nuit !

Oui bon bah ça ira pour cette fois, on rentre au chaud !

Amanda #8 Puerto Guadal > Cueva de las manos

30 - 31 Octobre 2016

 

 

Finalement, après avoir un peu massacré la pelouse, nous parvenons à reprendre la route, qui cette fois sera très longue. Nous passons aujourd'hui côté argentin et allons découvrir ce qu'est le viento patagónico...

Nous devons traverser les Andes pour rejoindre la frontière, puis traverser des plaines infinies pour rejoindre le site archéologique de la Cueva de las Manos (la grotte des mains), réputée pour ses peintures rupestres, que nous visiterons le lendemain. Entre temps, il faut trouver de l'essence, ce qui n'est pas si facile que ça !

Des guanacos, qui à la différence des lamas et des alpagas ne s'apprivoisent pas

Pause pique-nique

Les petites courses des moutons dès qu'on s'approche c'est quand même drôle !

La pente n'était tout de même pas aussi raide que ça...

DE L'ASPHAAAAAALTE !!!! OH JOIE !!!

Du côté argentin, il y a plus de routes, toutes droites, et plus aucune montagne pour nous protéger du vent : jusqu'alors, le vent qu'on avait eu ça n'était pas vraiment du vent...

J'aime autant rester à l'intérieur !

On ne sait pas bien pourquoi ils ont choisi un arbre, il n'y en a pas...

Ça par contre il y en a beaucoup, et ils traversent en général plusieurs fois juste devant nous...

Ça on n'en a pas vu, mais il a l'air content en tous cas

Il y avait également sur la route des milliers de sauterelles qui faisaient cric-crac sous nos roues...

Notre spot pour la nuit, relativement abrité !

Amanda #7 Cerro Castillo > Puerto Guadal

29 - 30 Octobre 2016

 

Aujourd'hui encore, pas beaucoup de kilomètres, mais programme chargé ! Nous nous dirigeons vers le lac General Carrera (ainsi nommé côté chilien, lac Buenos Aires côté argentin donc communément appelé lago Buenos Aires / General Carrera pour ne froisser personne), et il y a beaucoup de choses à voir en particulier une excursion que nous avaient conseillée le couple de français rencontré à San Martin de los Andes : la catedral de marmol (la cathédrale de marbre). Il s'agit de formations géologiques de carbonate de calcium, formées par l'érosion du lac. Elles ne sont visibles que quand le niveau du lac le permet.

Bon clairement on n'aurait pas pu rater l'excursion, c'est le fond de commerce du petit village de Puerto Río Tranquilo, duquel partent quasiment toutes les embarcations. Pas de chance, il vient d'y avoir un départ et l'après-midi s'annonce trop venteux pour envisager la visite... Nous tentons notre chance un peu plus loin et trouvons in extremis une barque qui part dans les cinq minutes suivantes, et pour moins cher ! Des as de l'organisation on vous dit !

Arrivée au bord du lac BAGC

Asado patagónico, réputé succulent mais que nous n'aurons pas le plaisir de goûter...

Le sourire satisfait d'une journée optimisée !

Nous continuons vers la rive opposée du lac, où nous avons repéré un petit camping. Nous sommes, comme d'habitude, les seuls occupants ! Un petit havre de paix avec vue sur le lac, et dont nous aurons bien du mal à repartir le lendemain (et pas seulement parce qu'on s'y plaît : la petite pente herbeuse pleine de rosée a bien failli empêcher notre grosse Amanda de remonter jusqu'à la route...).