Buenos Aires

30 Septembre - 3 Octobre 2016

 

Dernière étape en compagnie des parents : Buenos Aires. Encore un trajet en avion très pénible pour moi depuis Puerto Iguazu, malgré le fait que les trois autres n'aient rien ressenti de spécial...

Mais bref, 16 ans après la grosse déception d'un voyage scolaire annulé, nous voici enfin dans la capitale argentine !

Oui effectivement, vu comme ça on dirait pas que ça bougeait beaucoup...

Comme on s'y attendait après lecture des différents guides, la ville est très européenne. De prime abord nous pourrions nous trouver dans n'importe quelle grande ville occidentale. Sauf que : il y a le foot et le tango, les alfajores et le dulce de leche, Mafalda et le pape !

Nous nous dégourdissons les jambes le premier jour dans notre quartier de la Recoleta, un quartier résidentiel plutôt chic. Nous faisons un tour dans la librairie El Ateneo Grand Splendid, installée dans un ancien théâtre, à la recherche de guides et de cartes mais nous rentrons bredouilles. Tant pis, la librairie vaut tout de même le coup d'oeil !

Le lendemain, nous partons pour La Boca, célèbre quartier populaire de la capitale argentine. Ici, tout est question de foot, de tango et de petites boutiques de souvenirs ! Le quartier est effervescent : partout entre les maisons de bric et de broc en taules de toutes les couleurs, on trouve des vendeurs ambulants, des petites galeries d'art ou des danseurs de tango proposant de poser avec les touristes. C'est aussi le fief de l'équipe de foot des Boca Juniors, adulée par une grande partie des habitants de la capitale.

On en profite pour un petit Hangout avec Fanny et les enfants


L'après-midi, nous partons à la découverte d'un autre quartier de la ville : celui de San Telmo, le quartier historique qui accueille plusieurs marchés de brocanteurs. Papa est bien content que nous n'y allions pas un dimanche, le jour de le Feria de San Pedro Telmo, un immense marché aux puces, apparemment grouillant de foule...

Mais dans un premier temps : pause café (ou submarino : du lait chaud dans lequel on plonge une barre de chocolat...mmmmm !) dans un vieux bistrot du quartier

Il y a des références universelles...

C'est aussi dans ce quartier que se trouve la sculpture de la célèbre Mafalda (la photo n'est pas de nous tant elle était prise d'assaut au moment où nous y sommes passés !).


Le dimanche, nous passons de l'autre côté de la frontière, en Uruguay, pour visiter la petite ville de Colonia del Sacramento, qui fera l'objet d'un article à part entière.

De retour du côté argentin, nous nous offrons un super resto, pour lequel nous avons beaucoup de chance de trouver une table (pendant le repas, nous voyons la file d'attente dehors s'allonger de minutes en minutes, et les clients malchanceux se faire refouler...).

 

Un dernier petit tour dans la ville après avoir visité le cimetière (tout en simplicité...hum hum) de la Recoleta, où se trouve la tombe d'Eva Perón, encore vénérée par nombre d'argentins, et il est l'heure pour les parents de boucler leurs valises (agrémentées de "quelques" petites babioles à nous...).

La douche argentine

26 - 30 Septembre 2016

 

Aux antipodes des déserts rouges du Noroeste, direction les grandes eaux d'Iguazú. Au programme : les chutes sous toutes les coutures, la forêt tropicale, les oiseaux, les coatis et un hélicoptère.

Nous quittons Salta et son ambiance andine, pour Puerto Iguazú et sa chaleur humide, au croisement des trois frontières de l'Argentine, du Brésil et du Paraguay. La petite ville ne casse pas trois pattes à un canard mais l'attraction principale se suffit à elle-même, et suffit bien sûr aux affaires locales !

 
 

Pour visiter l'intégralité des chutes, nous comptons trois jours : un jour côté brésilien et deux jours côté argentin. 

Nous débutons par le côté brésilien. La visite principale ne prend qu'une demi journée, et nous passons notre tour pour la petite randonnée que nous voulions faire en plus, quand on nous demande à l'entrée environ 15 euros par personne pour faire 4km... Business is business ! L'après-midi, Maman parvient après une âpre négociation à nous faire faire un tour d'hélicoptère au dessus des chutes. Mon amour pour le domaine aérien n'aura finalement pas pu m'empêcher d'admirer la vue splendide sur cet énorme cratère vaporeux au milieu de la forêt tropicale. Tout le monde est ravi, on attendra demain pour critiquer le bruit que font tous ces passages d'hélicos au dessus de nos têtes... Avant de rentrer, nous passons visiter le parc des oiseaux, juste à côté des chutes.

Ici, ça mouille...

...la preuve !

Si seulement ça pouvait être partout comme ça...

La petite photo obligatoire

Préparation au décollage...

Au Parque das Aves

"Tiens, je vais m'installer là ça à l'air confortable"

Heuuu...t'es très bizarre toi !


Le deuxième jour nous explorons le côté argentin. Beaucoup plus étendu, nous avions prévu 2 jours mais une partie du parc est fermé (dont la randonnée la plus longue) pour cause de face à face récent touriste - jaguar... Du coup, il ne nous faut qu'une seule journée pour parcourir l'ensemble des sentiers autour des chutes. Nous avons même le temps de faire un tour de bâteau juste en dessous des chutes, pour une petite douche froide. Et de finir par la vertigineuse Garganta del Diablo !

Un martinet qui rentre au nid, sous les chutes

Pile au bon moment !

Voilà, c'est là qu'on va !

Voilà, on y est allé !

Les coatis sont partout, surtout à l'heure du pique-nique !

La Garganta del Diablo

Pas de serpent à l'horizon, juste des coatis, des papillons, des cormorans et des tortues


Notre troisième jour étant maintenant libre, nous parcourons la petite ville jusqu'au hito de las tres fronteras (la borne des trois frontières entre Brésil, Paraguay et Argentine) et visitons le Jardin de los picaflores, un minuscule jardinet où les colibris sont attirés par des distributeurs d'eau sucrée (en plastique, pas du plus bel effet). 

Road Trip dans le désert argentin

22 - 25 Septembre 2016

 

NB : j'espère que vous avez un peu de temps devant vous !

Après une (difficile) nuit à l'hôtel à Salta, Jean-Guy passe nous chercher. Il sera notre guide pour les quatre prochains jours, à travers le désert au sud-ouest de la ville. Nous ne nous sommes occupés de rien, ce sont les parents qui nous ont organisé cette excursion : les vacances dans les vacances ! Le courant passe bien, Jean-Guy est très sympa, très bavard et a l'accent de Toulouse. 

Au programme : pistes poussiéreuses, nids de poule, volcans, salars, déserts martiens, vallées lunaires et champs de pierres ponce. Nous ne sommes pas très loin à vol d'oiseau de San Pedro de Atacama au Chili, mais cette courte distance suffit à modifier les paysages, et nous découvrons de nouveaux spectacles que l'on n'imaginait même pas.

Nous débutons la première journée par la valle Calchaquiès et la cuesta del obispo. Petite pause en haut pour admirer la vue et acheter du fromage et du saucisson de lama ! Nous redescendons ensuite vers le parc national Los Cardones (les cactus) avant un super déjeuner dans une hacienda. L'après-midi nous nous dirigeons vers Cafayate en passant par la Quebrada de las flechas puis par les nombreux vignobles autour de la petite ville. Soirée idéale pour moi : shopping et empanadas ! Youpiiii !

La cuesta del obispo

Pas vraiment l'incarnation de la chaleur humaine, mais c'était bon !

Une moto... solaire ! Oui oui !

La Recta Tin Tin : une route parfaitement rectiligne de 18km, qui traverse le parc national Los Cardones

Nous passons par un village de tisserands, utilisant la laine d'alpaga et de vigogne pour fabriquer ces étoles

Ici tout est fait main, même le métier à tisser

Pause déjeuner à Molinos, dans l'ancienne maison du gouverneur reconvertie en super resto !

A mon avis, y'avait un p'tit oiseau à regarder par ici

Nous traversons les prestigieux domaines viticoles de la région de Cafayate.

Il a du falloir un gros coup de vent pour arriver à ça !

La Quebrada de las flechas

Arrivée à Cafayate pour la soirée

AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !!!


Le lendemain, nous reprenons la route pour rejoindre El Peñon le soir. Encore une fois des paysages surréalistes s'offrent à nous. Avec en fin de journée l'incroyable champ de pierres ponces sculpté par le vent.

Campo Piedra Pomez (champ de pierres ponce)

 

La chambre d'hôtes à El Peñon, construite en adobe

 

Les restes d'un âne pas loin du gîte... Manque plus que la musique d'Ennio Morricone et le petit buisson qui roule...


Le troisième jour, nous poursuivons la route en direction de Tolar Grande, qui n'a de Grande que le nom (120 habitants)... Nous passons par Antofagasta faire le plein d'essence puis par le salar d'Antofalla, au pied du volcan du même nom. Avant d'arriver à Tolar Grande, il faut traverser le plus grand salar d'Argentine : le salar d'Arizaro. Avant d'aller nous installer à l'auberge, nous passons voir les Ojos de mar, deux lagunes turquoises en plein milieu de ce désert rougeoyant, à deux pas du village. 

La "station service" nous rappelle notre passage dans le désert de la Guajira en Colombie...

Le salar d'Antofalla

Et pour vous, le crocodile, il a la tête par où ?

A la recherche de petits cailloux...

Le cono de Arita, au milieu du salar d'Arizaro

Ojos de mar

Partie de foot à Tolar Grande

L'auberge dans laquelle nous logeons ce soir est plus que rustique...

Vue sur Tolar Grande depuis le chemin de croix

La gare a été abandonnée suite à la fermeture de la mine

Les habitants ont trouvé une utilité aux traverses restées là...


Dernier jour en 4x4 ! Nous partons de Tolar Grande pour se rendre au Desierto del diablo : une immense étendue rouge entourée de monticules aux formes étranges. Nous poursuivons la route jusqu'au viaduc de Polvorilla, le terminus du "train des nuages", attraction touristique partant de Salta (on ne sait pas trop pourquoi ça s'appelle comme ça vue la couleur du ciel...). Nous rejoignons la route bitumée à San Antonio de los Cobres avant de retourner à Salta pour notre dernière nuit dans la région.

Il y a des gares et des petits villages abandonnés tout au long de la route

Déjeuner à San Antonio de los Cobres, où nous rejoignons la civilisation urbaine !

Jean-Guy

Le Bloomers, notre dernier hôtel à Salta, où nous avons été accueillis par une jeune française, fille d'une infirmière de Petit-Couronne que Maman connaissait...

Inca Cueva et Purmamarca

20 - 21 Septembre 2016

 

Finalement, Benjamin trouve le chemin pour arriver à la caverne, nous étions passés devant plusieurs fois la veille ! En remontant le lit d'une petite rivière, nous rencontrons Victor Sergio et son chien Toby (encore un !), un des "gardiens" de la grotte (les habitants vivant dans la montagne environnante s'occupent de gérer l'accès au site). Il nous emmène ensuite pour une balade autour de la grotte, un endroit extraordinaire !

Le site, même s'il n'est absolument pas indiqué, a en effet été pas mal dégradé par les locaux, pas forcément conscient de la valeur de ces peintures... Il y a donc maintenant une grille et un petit ponton en bois pour limiter le passage, mais ce sont des installations de fortune.

Il faut passer sous le pont et remonter la rivière pour atteindre la caverne

L'entrée de la grotte

Victor Sergio

Toby

Dora à l'affût


Le dernier jour, sur la route du retour à Salta, nous passons par Purmamarca, un beau village au pied d'une montagne aux sept couleurs (encore une !). Encore une fois, les couleurs sont incroyables et les photos ne rendent pas complètement grâce à la réalité !

Changement de décor de retour aux alentours de Salta !

Tilcara et la quebrada de Humahuaca

17 - 21 Septembre 2016

 

Après le sud, nous partons au nord, cette fois à la découverte de la Quebrada de Humahuaca, autour de la petite ville de Tilcara, dans la province de Jujuy. L'ambiance se fait de plus en plus andine, et les villages en adobe camouflés au sein de montagnes multicolores sont parsemés le long de la vallée désertique.

Nous nous arrêtons d'abord à Maimará, où se trouve la paleta del pintor. Il s'agit de formations plissées dans la montagne, organisées en couches superposées de couleurs différentes. Cela donne un ensemble incroyable, encore plus impressionnant lorsque l'on prend un peu de hauteur... En passant par le village, nous rencontrons Emilio, l'épicier, avec qui nous discutons un moment et qui est très fier de nous montrer sa 404, et surtout de la faire démarrer au quart de tour !

Maimará et la paleta del pintor en arrière plan

Emilio...

...et sa 404 !

La vue depuis le cimetière


Nous logeons au Solar del Tropico, une super chambre d'hôtes située, comme son nom l'indique, sur le tropique du Capricorne. On y mange bien, on y dort bien et on y boit du bon vin !

Au Solar del Tropico

 
 

La vue du matin au réveil !


La pucará de Tilcara, un site construit par les indiens Omaguacas il y a environ 1000 ans. Ah non pas ça ! Cette pyramide a été construite dans les années 40 pour commémorer les archéologues ayant découvert le site, il a bien fallu détruire une partie du site pour faire de la place...

Du bois de cactus


Petit tour dans Tilcara


Le troisième jour, nous partons cette fois-ci vers l'ouest, à un peu moins de 200 km de la frontière chilienne. Il y a par ici les Salinas Grandes. Ce n'est pas tant le salar en lui-même qui est le plus impressionnant, mais la route qui mène à lui. Il nous faut grimper la petite route sinueuse jusqu'à 4000m avant de la redescendre de l'autre côté. De quoi faire de belles photos de routes pour Benjamin et de constater l'effet de l'altitude pour les parents !

C'était pas des blagues !

 
 

Ça rappelle un peu le mois de juillet avec Caro...

S'il vous plaît, dîtes-lui qu'il fait vachement bien le mec qui marche sur la Lune...

Ça aussi ça rappelle le mois de juillet avec Caro...

Pas loin de là se trouve le Santuario de Tres pozos, un hameau-fantôme où manifestement des rituels sont encore pratiqués


Le but de la journée suivante était en fait de trouver l'entrée d'une caverne où se trouvent des peintures rupestres. Malheureusement, les argentins ne sont pas les pros de la signalisation... on fera donc à la place un road-trip jusqu'à la frontière bolivienne ou presque, à Tres Cruces (encore un). Le village n'a pas tellement d'intérêt, hormis le défilé de poids lourds venant de l'autre côté de la frontière et que la police argentine fouille de fond en comble.

Humahuaca

Uquía

Dans cette région, beaucoup de cheminées sont décorées du visage du Che et d'un autre, que l'on n'a pas identifié...

Salta et la quebrada de las Conchas

14 - 17 Septembre 2016

 

 

On se rend compte dès notre arrivée du côté argentin qu'il ne faut pas se fier aux prix indiqués sur les guides ou sur internet : l'inflation a multiplié les prix par trois. Pour nous, c'est une mauvaise surprise, mais on imagine surtout la difficulté des conditions de vie des argentins (l'inflation est de 40% par an, les salaires évidemment ne suivent pas, les locataires signent un bail mentionnant une augmentation de 15% par semestre, les retraits aux distributeurs sont très limités et bien sûr tout se paye en cash...). Avant de partir, on n'imaginait pas que l'Argentine serait le pays où nous aurions le plus de contraintes "économiques".

Quand tu te rends compte que le taxi qu'on aurait pu prendre 3h plus tôt coûtait le même prix que le bus qui mettra 2 fois plus de temps...sans compter la crevaison

Bienvenue en Argentine !!!

Ça y est nous avons retrouvé Panou et Manou ! Après les quelques jours d'adaptation au décalage horaire nécessaires, nous partons d'abord au sud de Salta pour une journée dans la Quebrada de las Conchas (si vous avez vu Les nouveaux sauvages, c'est ici qu'a été tourné la première histoire...).

Salta est la grande ville du Noroeste argentin, dont l'ambiance est assez similaire aux villes péruviennes ou boliviennes : petites rues quadrillées et bondées, klaxons à gogo, marchants ambulants et bien sûr : fresques murales...

En tous cas, le Saint-Nectaire est bien arrivé !

En tous cas, le Saint-Nectaire est bien arrivé !

Au pied du cerro San Bernardo

On n'est pas là pour manger des haricots verts ! (et la plancha qu'on voit à droite, c'est que pour Papa et moi...)


Et c'est parti pour la journée, direction le sud de Salta : la Quebrada de las Conchas !

Un des nombreux petits autels dédiés à la Difunta Correa, un personnage mythique auquel les argentins vouent un culte. Pour lui faire plaisir on lui laisse des bouteilles en plastique ou des pneus usés...

El anfiteatro : l'accoustique du lieu attire les musiciens

La garganta del diablo (la première...)

Tres Cruces (les premières...)

Les mines de Potosí

10 - 12 Septembre 2016

 

Après cette longue pause, il est temps de reprendre la route, car dans quelques jours nous devons être à Salta, en Argentine, pour retrouver mes parents.

 

Nous commençons, par aller à Potosí, la ville la plus haute du monde (4000m). Bon ok on n'a pas fait beaucoup de route (environ 3h en bus, accident avec une moto compris), mais la ville mérite le détour.

Les mines d'argent constituent l'attraction majeure de la ville (tant pour les travailleurs que pour les touristes). Nous n'échappons pas à la règle et partons visiter la mine avec d'anciens mineurs. Cela a beau être LE truc à faire ici, cela n'en reste pas moins intéressant et donne un aperçu des conditions de travail des mineurs, pour le moins difficiles. C'est un voyage dans le temps, on se croirait dans Germinal : les mineurs travaillent 12h d'affilée, 6 jours sur 7 et n'ont pas le droit de manger dans la mine (ils se bourrent donc de feuilles de coca, qui coupent la faim). Les centaines d'exploitations minières font de la montagne un vrai gruyère : le risque d'éboulement n'est pas négligeable, sans compter les intoxications au dioxyde de carbone (qu'ils détectent par l'extinction de leurs cigarettes...) et les accidents traumatiques ou dus à l'utilisation de la dynamite. C'est un véritable monde à part, et là encore les croyances diverses jouent un rôle important : pas question de rentrer dans la mine sans jeter quelques feuilles de coca par terre pour la Pachamama, les petites divinités retrouvées un peu partout à l'intérieur de la mine y ont également droit. Le vendredi, c'est relâche, et les mineurs peuvent boire de l'alcool non dilué (les autres jours il doit être coupé à l'eau, quand vous verrez la concentration d'alcool, vous comprendrez pourquoi : Benjamin a testé pour vous...). Chaque dose d'alcool prise est précédée d'une offrande à mère nature, pour qu'elle les protège. Le travail d'extraction de l'argent à l'extérieur de la mine n'est pas beaucoup moins difficile : entre le bruit incessant et l'exposition à toutes sortes de produits chimiques...

Le kit du mineur : dynamite, cigarettes, feuilles de coca (accompagnées d'une sorte de pâte à mâcher avec permettant de potentialiser leurs effets), et alcool

Heureusement qu'ils précisent "potable" et "bon goût"...

Quelques feuilles de coca à l'entrée de la mine et roule ma poule !

 

Accepte toute offrande : feuilles de coca, canettes de bière, bouteilles d'alcool, confettis, mégots de cigarettes...

Un mineur mangeant frénétiquement des feuilles de coca


Potosí est aussi une petite ville agréable, où nous découvrons en flânant la p'tite fête la plus cool du monde. En 2011, Simon avait décrit à merveille dans un article les petits jobs "débrouille" au Pérou (ici), ceci est le parallèle mais version fête foraine. Un véritable hommage au système D !

Aquarium, balles de ping-pong et sèche-cheveux

Bâton, fil, anneau et bouteille de Coca

Recyclez vos jouets en plastique : faîtes-en un manège !

Planche, bâton et poignées de placards

Toutes les générations jouent au baby-foot

Pas de fête foraine sans grande roue !

Il y a des incontournables...

Pourquoi s'embêter avec un couteau quand on a une scie à métaux ?


 

Et voilà, la Bolivie c'est fini, ou presque : il faut maintenant rejoindre Salta. Après 6h de voiture avec la Dalida bolivienne à fond les ballons, 1 nuit à Tarija, 3h de voiture pour rejoindre la frontière à Bermejo, 1 minute de bâteau, 38 piqûres de moustiques chacun, 1h30 de bus pourri et 6h de car (crevaison incluse) : nous y voilà ! C'était pas si compliqué...

Sucre capitale !

1er - 10 Septembre 2016

 

Après La Paz, direction Sucre, où nous avons prévu de rester une dizaine de jours, ce qui nous permettra de nous poser vraiment, de retrouver une petite routine et de mettre à jour le blog...hum hum...

Changement radical d'ambiance : déjà, la ville est jolie, bien sûr elle est beaucoup plus petite que La Paz et donc beaucoup plus tranquille. Il reste toutefois des incontournables partout en Bolivie et au Pérou : les klaxons pour tout et n'importe quoi (pour laisser passer, pour avertir qu'il passe, pour demander si on a besoin d'un taxi, pour prévenir avant d'arriver à un carrefour, pour dire "vas-y avance" à un feu qui passe au vert...) et les reprises des Beatles à la flûte de pan.

Là encore, une rencontre agréable avec les charmants propriétaires de l'appartement que nous louons. Toute la famille est aux petits soins, y compris quand une coupure d'eau paralyse la ville pendant 36h. Nous prenons nos petites habitudes auprès des vendeuses du marché, et oh ! plaisir suprême : on peut se faire des crêpes !!!

La ville est donc très jolie, toute blanche et très vivante d'autant plus que nous arrivons en plein préparatifs de la fête de la vierge de Guadalupe (à croire que nous établissons notre voyage en fonction des fêtes de toutes les vierges du pays...). Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, et ils sont soit fiers soit blasés devant les touristes ignorants, pensant que c'est La Paz la capitale, car il y a des panneaux et des affiches "Sucre Capital" un peu partout...

Plaza 25 de Mayo

Eglise San Francisco

Calle Potosí


La Recoleta


El patio salteñeria : où on trouve les meilleures salteñas de la ville (les empanadas boliviennes)


Le cimetière est l'un des plus impressionnant que nous ayons vu, avec ses caveaux grandiloquents pour les familles les plus riches et, à côté, les milliers de tombeaux entassés, formant littéralement des immeubles de cercueils !


La vue depuis chez nous

Quand je prépare le petit-déjeuner, il paraît que c'est pas très équitable...

La Paz #2

30 Août - 1er Septembre 2016

 

Après quelques jours de repos à Lima, nous entamons le voyage en sens inverse, pour rejoindre le sud de la Bolivie. Ça n'est pas simple, mais finalement la chance sera avec nous ! Après un vol Lima - Juliaca (au sud du Pérou), nous prenons deux colectivos (bus utilisés pas les locaux, beaucoup moins chers que les bus touristiques) pour rejoindre la frontière, sans attendre plus de 10 minutes à chaque fois (ce qui est assez inhabituel : le principe étant qu’on remplit le bus à ras bord avant de partir). Nous ne savons cependant pas vraiment comment nous allons rejoindre La Paz. Dans la file d'attente à l'immigration, nous rencontrons Rudy, un bolivien qui rejoint justement La Paz en voiture, et nous propose de nous y emmener. C'est donc parti pour 3h de voyage, pendant lesquelles nous discutons avec Rudy de son pays. Entre le bon timing et cette rencontre inespérée, voilà 6h de gagnées !

Benjamin profite de notre deuxième passage à La Paz pour expérimenter el camino de la muerte. Attraction touristique bien connue autour de la ville, il s’agit d’une descente à vélo de 70km sur une ancienne route, désormais utilisée quasi-exclusivement pour le tourisme. On se doute de la raison de ce surnom, et les voitures et camions empruntent maintenant une route plus sécurisée.

Dans le colectivo

Adios Perù !

Holà Bolivia !

Rudy

Vue sur El Alto, en partant pour Sucre

Lima

25 - 30 Août 2016

 

Dernière étape pour Brigitte, Annie et Juliette : Lima. La capitale n'est pas spécialement jolie, mais n'est pas désagréable. Promenade au bord du Pacifique, pyramide Huaca Pucllana et visite du quartier de Barranco.

Mais Juliette n'avait pas encore contribué à l'effort collectif pour apporter un peu de poisse à ces vacances... Un petit creux, un bonbon au chocolat fait maison et PAF ! 12h après : intoxication alimentaire ! La dernière journée est donc très difficile pour elle, Benjamin doit les accompagner à l'aéroport pour pouvoir la soutenir, et elle a même droit à un petit tour en fauteuil roulant pour l'amener dans l'avion...

Voyager avec la famille Wambergue - Quéméneur - Hardy n'est pas de tout repos !

La pyramide Huaca Pucllana, construite en adobe, en plein milieu du quartier résidentiel de Miraflores

Le coupable...

So Brighton !

Un final en apothéose !

Arequipa

23 - 25 Août 2016

 

Encore un long trajet en bus, qui nous vaccine pour de bon ! Nous arrivons à Arequipa, ville grandiose, dans laquelle nous passerons quelques jours. Comme beaucoup de villes d'Amérique du sud, Arequipa est construite selon un quadrillage. De loin, cela pourrait paraître ennuyeux, mais il suffit de se promener un peu pour découvrir des petites cours fleuries, des patios somptueux ou des édifices incroyables.

La place des armes est majestueuse, entourée d'arches abritant des cafés et des boutiques et le marché est une véritable caverne d'Ali Baba.

Plaza de armas

Cathédrale d'Arequipa

 

Claustros de la Compañia

La joie de vivre

 
 

Plaza San Francisco

L'effet Pokemon Go...

 

Des centaines de fruits et légumes...

...fraîchement pressés ou mixés...

...dans un hangar immense...

...avec aussi des dizaines de sortes de pommes de terre...

...même les animaux ont leurs étals...

...et une décoration...avant-gardiste / glauque !


Le couvent de Santa Catalina (le plus grand du monde !), est un véritable petit village fortifié au sein de la ville. Il a accueilli jusqu'à 450 soeurs carmélites, aujourd'hui il n'en compte plus qu'une quarantaine. Depuis les remparts, on peut voir le volcan Misti.

Le volcan Misti

Et encore une photo Tinder !

"C'est bon, la voie est libre !"

 
 

C'est notre moment culture : nous visitons le musée Santuarios Andinos où repose la momie d'une enfant inca sacrifiée, Juanita. En 1995, une éruption volcanique la désensevelit et la fait tomber sur les pentes du volcan Ampato (6300m d'altitude), et une expédition scientifique la découvre par hasard sur son passage quelques jours plus tard. La probabilité que quelqu'un passe au bon endroit au bon moment était minime (le corps, délivré de la glace, était déjà en train de se décomposer)... Elle avait jusqu'alors été conservée par le froid, au sommet du volcan, où elle avait achevé son voyage rituel et été sacrifiée. Sa peau, ses cheveux, ses dents et ses habits étaient très bien conservés, et ont fourni un témoignage inestimable de l'empire Inca. Selon les recherches, elle a été choisie, comme d'autres, dès la naissance, séparée de ses parents et élevée jusqu'à l'adolescence (elle avait 14 ans) pour servir d'offrande, après un pèlerinage à pied de Cusco au sommet du volcan (soit quelques centaines de kilomètres). Juanita est conservée dans une chambre froide vitrée, très impressionnant ! Il faudra cependant vous rendre sur place pour la voir, car les photos sont interdites !


Pour finir, Annie nous offre un très bon resto pour fêter la fin de leur séjour, même s’il reste la dernière étape à Lima, mieux vaut tenir que courir !

Puno et les îles du lac Titicaca

21 - 23 Août 2016

 

Après un long trajet en bus encore, cette fois-ci sans encombre, nous arrivons à Puno au bord du lac Titicaca. L'altitude est de nouveau au rendez-vous (3800m). Nous sommes logés dans un hotel un peu en dehors de la ville, avec une superbe vue ! Le programme est plus cool pour ces quelques jours : petites balades, repos et visite des îles du lac.


Les premières, les îles flottantes, ont été construites en terre et en roseaux par les indiens Uros. Elles sont désormais habitées par les aymaras, véritable communauté à part qui perpétue leurs traditions ancestrales. Le gouvernement péruvien leur a fourni des panneaux solaires qui leur permet d'avoir de l'électricité à certaines heures de la journée. Ils vivent du tourisme, qui se développe à grands pas (vente d'artisanat, nuits chez l'habitant..). Chaque famille a sa propre île, qu'il faut constamment entretenir (si elle devient trop épaisse et touche le fond du lac, peu profond à cet endroit, ils risquent l'innondation). Pour avoir un peu d'intimité, il faut partir sur un bateau, lui aussi fabriqué en roseau (il se dit que les jeunes couples partent à deux et reviennent à trois...). Et en cas de conflit entre deux familles voisines, pas de problème : il suffit de déplacer son île.

Toutes au poste pour attendre le touriste


Nous visitons également l'île de Taquile, un peu plus loin sur le lac. Les habitants, réputés pour leur artisanat textile (et chez qui ce sont les hommes qui tricotent), ont leur propre organisation et chaque membre de la communauté a un rôle, du plus jeune au plus âgé. Ils portent tous les habits traditionnels. Les bonnets tricotés et portés par les hommes ont une signification selon leur couleur, leur forme et la façon de le porter (marié, célibataire, à la recherche d'une relation, importance du poste occupé dans la communauté...). Les femmes portent habituellement une sorte d'étole noire, décorée de pompoms, qui eux aussi ont leur signification concernant leur statut sentimental. Pour demander une femme en mariage, l'homme devra apporter un bonnet au père de celle-ci : s'il lui plaît, ils vivront un an ensemble avant de se marier ; sinon, il devra en tricoter un nouveau. Quand on parle de bonnet, il ne s'agit pas de n'importe lequel : les fils utilisés et les motifs sont d'une grande finesse (plusieurs mois sont nécessaires). La femme de son côté, devra offrir à son mari une ceinture, tissée avec de la laine et ses cheveux, les motifs représentant les souvenirs et les attentes du couple.

Mmmmm des brochettes de lama !

Tentative d'intégration

Une ceinture en cours de tissage

Le gang des Martine

Bizarrement, il ne nous arrive rien de fâcheux pendant ces quelques jours...