Perú

Lima

25 - 30 Août 2016

 

Dernière étape pour Brigitte, Annie et Juliette : Lima. La capitale n'est pas spécialement jolie, mais n'est pas désagréable. Promenade au bord du Pacifique, pyramide Huaca Pucllana et visite du quartier de Barranco.

Mais Juliette n'avait pas encore contribué à l'effort collectif pour apporter un peu de poisse à ces vacances... Un petit creux, un bonbon au chocolat fait maison et PAF ! 12h après : intoxication alimentaire ! La dernière journée est donc très difficile pour elle, Benjamin doit les accompagner à l'aéroport pour pouvoir la soutenir, et elle a même droit à un petit tour en fauteuil roulant pour l'amener dans l'avion...

Voyager avec la famille Wambergue - Quéméneur - Hardy n'est pas de tout repos !

La pyramide Huaca Pucllana, construite en adobe, en plein milieu du quartier résidentiel de Miraflores

Le coupable...

So Brighton !

Un final en apothéose !

Arequipa

23 - 25 Août 2016

 

Encore un long trajet en bus, qui nous vaccine pour de bon ! Nous arrivons à Arequipa, ville grandiose, dans laquelle nous passerons quelques jours. Comme beaucoup de villes d'Amérique du sud, Arequipa est construite selon un quadrillage. De loin, cela pourrait paraître ennuyeux, mais il suffit de se promener un peu pour découvrir des petites cours fleuries, des patios somptueux ou des édifices incroyables.

La place des armes est majestueuse, entourée d'arches abritant des cafés et des boutiques et le marché est une véritable caverne d'Ali Baba.

Plaza de armas

Cathédrale d'Arequipa

 

Claustros de la Compañia

La joie de vivre

 
 

Plaza San Francisco

L'effet Pokemon Go...

 

Des centaines de fruits et légumes...

...fraîchement pressés ou mixés...

...dans un hangar immense...

...avec aussi des dizaines de sortes de pommes de terre...

...même les animaux ont leurs étals...

...et une décoration...avant-gardiste / glauque !


Le couvent de Santa Catalina (le plus grand du monde !), est un véritable petit village fortifié au sein de la ville. Il a accueilli jusqu'à 450 soeurs carmélites, aujourd'hui il n'en compte plus qu'une quarantaine. Depuis les remparts, on peut voir le volcan Misti.

Le volcan Misti

Et encore une photo Tinder !

"C'est bon, la voie est libre !"

 
 

C'est notre moment culture : nous visitons le musée Santuarios Andinos où repose la momie d'une enfant inca sacrifiée, Juanita. En 1995, une éruption volcanique la désensevelit et la fait tomber sur les pentes du volcan Ampato (6300m d'altitude), et une expédition scientifique la découvre par hasard sur son passage quelques jours plus tard. La probabilité que quelqu'un passe au bon endroit au bon moment était minime (le corps, délivré de la glace, était déjà en train de se décomposer)... Elle avait jusqu'alors été conservée par le froid, au sommet du volcan, où elle avait achevé son voyage rituel et été sacrifiée. Sa peau, ses cheveux, ses dents et ses habits étaient très bien conservés, et ont fourni un témoignage inestimable de l'empire Inca. Selon les recherches, elle a été choisie, comme d'autres, dès la naissance, séparée de ses parents et élevée jusqu'à l'adolescence (elle avait 14 ans) pour servir d'offrande, après un pèlerinage à pied de Cusco au sommet du volcan (soit quelques centaines de kilomètres). Juanita est conservée dans une chambre froide vitrée, très impressionnant ! Il faudra cependant vous rendre sur place pour la voir, car les photos sont interdites !


Pour finir, Annie nous offre un très bon resto pour fêter la fin de leur séjour, même s’il reste la dernière étape à Lima, mieux vaut tenir que courir !

Puno et les îles du lac Titicaca

21 - 23 Août 2016

 

Après un long trajet en bus encore, cette fois-ci sans encombre, nous arrivons à Puno au bord du lac Titicaca. L'altitude est de nouveau au rendez-vous (3800m). Nous sommes logés dans un hotel un peu en dehors de la ville, avec une superbe vue ! Le programme est plus cool pour ces quelques jours : petites balades, repos et visite des îles du lac.


Les premières, les îles flottantes, ont été construites en terre et en roseaux par les indiens Uros. Elles sont désormais habitées par les aymaras, véritable communauté à part qui perpétue leurs traditions ancestrales. Le gouvernement péruvien leur a fourni des panneaux solaires qui leur permet d'avoir de l'électricité à certaines heures de la journée. Ils vivent du tourisme, qui se développe à grands pas (vente d'artisanat, nuits chez l'habitant..). Chaque famille a sa propre île, qu'il faut constamment entretenir (si elle devient trop épaisse et touche le fond du lac, peu profond à cet endroit, ils risquent l'innondation). Pour avoir un peu d'intimité, il faut partir sur un bateau, lui aussi fabriqué en roseau (il se dit que les jeunes couples partent à deux et reviennent à trois...). Et en cas de conflit entre deux familles voisines, pas de problème : il suffit de déplacer son île.

Toutes au poste pour attendre le touriste


Nous visitons également l'île de Taquile, un peu plus loin sur le lac. Les habitants, réputés pour leur artisanat textile (et chez qui ce sont les hommes qui tricotent), ont leur propre organisation et chaque membre de la communauté a un rôle, du plus jeune au plus âgé. Ils portent tous les habits traditionnels. Les bonnets tricotés et portés par les hommes ont une signification selon leur couleur, leur forme et la façon de le porter (marié, célibataire, à la recherche d'une relation, importance du poste occupé dans la communauté...). Les femmes portent habituellement une sorte d'étole noire, décorée de pompoms, qui eux aussi ont leur signification concernant leur statut sentimental. Pour demander une femme en mariage, l'homme devra apporter un bonnet au père de celle-ci : s'il lui plaît, ils vivront un an ensemble avant de se marier ; sinon, il devra en tricoter un nouveau. Quand on parle de bonnet, il ne s'agit pas de n'importe lequel : les fils utilisés et les motifs sont d'une grande finesse (plusieurs mois sont nécessaires). La femme de son côté, devra offrir à son mari une ceinture, tissée avec de la laine et ses cheveux, les motifs représentant les souvenirs et les attentes du couple.

Mmmmm des brochettes de lama !

Tentative d'intégration

Une ceinture en cours de tissage

Le gang des Martine

Bizarrement, il ne nous arrive rien de fâcheux pendant ces quelques jours...

Grosse frayeur et petites bêtes

17 - 20 Août 2016

 

Après toutes ces émotions et ces efforts, nous avons prévu une petite pause dans la jungle péruvienne, près de Puerto Maldonado.

 

Une pause ? Oui mais pas avant la dernière grosse poisse de notre séjour au Pérou... Pour se rendre de Cusco à Puerto Maldonado, il y a deux solutions : par avion ou par bus. Le prix de l'avion, pour les étrangers (ils appliquent une taxe d'environ 150 euros par personne...), est prohibitif. Nous choisissons donc d'y aller en bus de nuit. Le trajet (10h tout de même) est assez stressant car nous sommes en montagne, le chauffeur ne roule pas spécialement doucement et il fait nuit noire. Ce qui devait arriver arrive : à 4h du matin, BAM ! Réveil en sursaut, vitres qui éclatent, peur bleue. Le bus s'arrête et personne n'est blessé mais Juliette n'entend plus grand chose car la vitre lui a explosé à l'oreille.

En descendant du bus, dans la nuit, on ne se rend pas tout de suite compte de l'ampleur de l'accident. On pense que le chauffeur a perdu le contrôle tout simplement. Mais en remontant sur la route, on découvre ça :

L'accident implique un deuxième bus et un camion de papaye, qui nous a percuté et s'est renversé en travers de la route. Le plus gros souci est pour le chauffeur du deuxième bus, qui est incarcéré dans sa cabine. Le pauvre homme souffre le martyr et tous les passagers s'agglutinent devant lui avec leurs smartphones pour filmer ou prendre des photos. Nous finissons par leur faisons remarquer que c'est particulièrement indécent...

Malheureusement, nous sommes au milieu de nulle part et contrairement à ce que je pensais au début, il n'y a pas de pompiers dans le coin. Avec Alvaro, un espagnol, on essaye d'aider au mieux, mais avec une boîte de secours contenant 3 compresses et une paire de gants, on ne peut pas aller bien loin. Au bout d'une heure et demie, une grue arrive finalement pour essayer de désincarcérer le chauffeur. C'est le système D mais ils arrivent à le décoincer, le sortent de la cabine n'importe comment (mais pas le choix) et le posent à terre. Avec Brigitte, on l'examine comme on peut, il a probablement des fractures du bassin et du fémur. Deux infirmiers arrivent enfin avec une voiture de police, prennent la tension et posent une perf. Ils le prennent par les bras et par les jambes et le jettent littéralement dans le coffre pour l'emmener à l'hôpital... à 3h de route... Autant vous dire qu'on a été plutôt choqués, de l'accident et de la façon dont se sont déroulées les choses par la suite (d'autant plus qu'on a appris quelques jours plus tard qu'il n'avait pas survécu). Les péruviens (presque que des hommes), n'étaient pas très enthousiasmés par ma présence (une femme étrangère médecin), excepté un qui est venu me dire merci à la fin.

Tous ces événements n'empêchent pas un petit groupe de péruvien de venir s'installer juste à côté pour vendre des jus de fruit aux badauds qui attendent un nouveau transport, il faut bien rentabiliser !


On est tous un peu KO après tout ça, mais on arrive tout de même à destination : un lodge au milieu de la jungle, que nous atteignons en bateau, accompagnés d'Olivier, notre guide pour les trois jours à venir.

Nous sommes au bord du río Madre de Dios, rivière qui se jette plus loin dans l'Amazone.


Dès le premier soir, on part observer les caïmans. Cette fois on en voit beaucoup plus, et des plus gros !

On voit aussi des capybaras, le plus gros rongeur du monde (de la taille d'un gros chien).


Le lendemain, départ à l'aube pour aller découvrir le lac Sandoval. Il a beau être tôt, le soleil ne tarde pas à nous assomer... Nous croisons toutes sortes de bestioles sur le lac : loutres, hérons, tortues, oiseaux en tous genres, mais toujours pas d'anaconda !

On dirait une pub Ray Ban tellement c'est beau !

Les habitants du jardin :

Tarentule

La nuit les tarentules sortent, mieux vaut ne pas marcher pieds nus...

Un agouti, recueilli par les propriétaires

Une perruche qui dit bonjour

Deux aras, blessés, eux aussi recueillis

Le soir nous allons admirer la canopée de la jungle au coucher du soleil. Magnifique ! Mais je ne comprendrais jamais à quoi peuvent bien servir tous ces moustiques et ces petites guêpes qui pullulent ici, si ce n'est à pourrir la vie des humains !

Estelle et Simon

La famille "J'ai-la-poisse-mais-je-me-soigne"

La famille "J'ai-la-poisse-mais-je-me-soigne"

Pas de panique : c'est construit sur un "arbre métal", c'est du solide !


Le dernier jour, départ encore plus tôt, cette fois-ci pour aller observer le petit-déjeuner des perroquets. Ils viennent se nourrir tous les matins au niveau d'une colpa, sorte de falaise de terre sur les berges du fleuve, formée par l'érosion, où ils trouvent les sels minéraux qui leur sont nécessaires. La colpa est petite là où on se trouve, elle n'attire donc que des perruches. Les colpas plus grandes peuvent faire venir de plus grands oiseaux comme les aras.

Les perruches arrivent en masse presque d'un seul coup, et repartent de la même manière. Avec pour nous un final magistral avec une perruche fonçant dans les lunettes de Juliette.

Ça se voit qu'il est 5h du matin là ?

À TAAAABLE !

La dernière activité est la visite du marché de Puerto Maldonado. C'est ensuite le moment de quitter Clément, qui retourne à Chicago. Nous, nous retournons au lodge de temps d'attendre notre bus le soir. En repartant en fin d'après-midi, on se retrouve sous une pluie battante et perdons 10 degrés (on nous avait dit que ça pouvait arriver mais vue la chaleur qu'il faisait, on n'y croyait pas trop !).

La montaña de siete colores

15 - 16 Août 2016

 

Si on en avait marre de marcher, c'est tant pis pour nous car Benjamin nous a prévu un autre trek, sur deux jours cette fois, mais encore un peu plus haut (entre 4200 et 5000m). Le point culminant est la montagne Vinicunca (ou montagne aux sept couleurs, ou montagne arc-en-ciel...elle a autant de noms que l'on veut bien lui donner). L'accès à celle-ci peut se faire en une journée en partant à 4h du matin ou par un trek moins direct en deux jours. Nous avons choisi la deuxième option et c'était définitivement la meilleure : personne d'autre que nous sur le chemin, des paysages somptueux par lesquels l'autre randonnée ne passe pas, et une montée en deux étapes, un peu plus "cool". Enfin quand on dit "cool", tout est relatif... Et comme ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu d'ennuis...

Départ à 9h avec Domingo, notre guide (mémorable question de Clément qui me demande discrètement en cours de route : "c'est Sábado ou Domingo déjà ?"). On laisse Caro à ses déboires aériens. La première journée est plutôt tranquille : pas mal de voiture pour arriver jusqu'au départ de la randonnée, puis marche facile et assez courte jusqu'au campement. Celui-ci se situe tout de même à 4700m d'altitude. Le soir Juliette souffre un peu de l'altitude, et le mal de tête nécessite une petite séance d'oxygénothérapie (et deux Toprec !). La nuit est rude pour Brigitte et Annie : il fait très froid, le souffle est coupé par l'altitude et Annie est malade ! Cela empire jusqu'au lendemain matin, les deux soeurs décident d'entamer la difficile montée à cheval, mais insister ne sert à rien : Annie n'est vraiment pas bien et tombe du cheval en faisant un malaise. Plus de peur que de mal, ça n'est qu'un malaise vagal, mais les conditions sont très inconfortables (nous sommes à ce moment-là à presque 4900m), et finalement Brigitte et Annie ne terminent pas l'ascension et redescendent à pied avec Domingo.

De notre côté, nous poursuivons le chemin avec deux autre guides locales, et un cheval au cas où. C'est très raide, et on sent encore plus qu'au Salkantay le manque d'oxygène. Chaque pas est difficile, mais la vue est splendide ! Et c'est vrai, l'arrivée en haut de la montagne est spectaculaire ! Attention, ça envoie du bois !

Sur la route

Tout en simplicité...


Salut l'alpaga !

Instant de folie

Pause lecture

Jusqu'ici, tout va bien...

Besoin d'une petite tonte non ?


Juste avant le drame

Vous entendez râler Clément ? Parce que nous on l'entendait bien...

Y'a eu triche !

On a fini par le laisser râler tout seul dans son coin

Bon ok, là on râlait tous un peu...

ENFIN !!! On arrive juste avant que ceux qui viennent pour la journée débarquent, la montagne est à nous seuls !

Bon, on peut arrondir à 5000 non ?

Cusco ou la magie du Pisco Sour

12 - 15 Août 2016

 

On a donné de nos personnes, et il faut bien trouver un peu de réconfort ! On se pose quelques jours à Cusco (3400 m d'altitude), magnifique ville et ancienne capitale de l'empire Inca.


Ce sont aussi les derniers jours de la visite de Caro, Benjamin nous offre donc un super resto et surtout une soirée mémorable. Après cette soirée, nous sommes tous d'accord pour dire que l'altitude potentialise les effets de l'alcool...

Jusqu'ici tout va bien...

Et pouf ! Comme par magie je tutoie désormais ma belle-mère !

Il se pourrait que le serveur ait bu quelques Pisco Sour aussi !

On pensait que ce serait la dernière soirée de Caro avec nous, mais LATAM Airlines en a décidé autrement en annulant son avion le lendemain (pour cause de vent, tous les autres avions décollant et arrivant normalement...). Après trois heures passées inutilement à l'aéroport à essayer de parler à des robots répétant sans cesse le même discours, nous rentrons à l'hotel. Finalement, elle pourra prendre son vol et rentrer en France le lendemain. 

Machu Picchu

12 Août 2016

 

Après les retrouvailles de la famille Hardy - Wambergue - Quéméneur et de Clément avec sa valise, nous allons enfin découvrir l'une des 7 merveilles du monde ! Un dernier effort avant cela : l'ascension des 1700 marches avant le lever du soleil, à la frontale, soit environ 1h30 de montée plutôt raide ! Un peu frustrant à l'arrivée car le temps de la montée, les bus ont déjà commencé leurs rotations et nous sommes devancés par une marée humaine... Brigitte et Annie, elles, font la "grasse mat'" jusqu'à 5h mais montent à pied également. Finalement, elles n'arriveront qu'une trentaine de minutes après nous.

La cité Inca se révèle à la hauteur de nos attentes : c'est grandiose, et bourré de touristes. Et les péruviens ne se privent pas pour en profiter : les prix sont exorbitants (l'entrée, le trajet de 2 km en bus pour ceux qui ne veulent pas monter à pied, et le train pour relier Cusco). Il faut dire que c'est peut-être aussi une façon de limiter le nombre de personnes sur le site, puisque ce dernier est victime de son succès : l'afflux de touristes le dégrade d'année en année. Mais rien n'y fait, le site ne désemplit pas. Les autorités envisageraient d'interdire l'accès direct au site et de construire à la place une plateforme pour l'observer de plus loin, mais jusqu'alors rien ne bouge.

La construction aurait débuté vers 1440, et n'a jamais été terminée. Cent ans plus tard, à l'arrivée des conquistadores le site a été abandonné pour n'être retrouvé qu'au début du XXe siècle par un archéologue américain. Son rôle a toujours été un mystère (sanctuaire religieux ? résidence de l'empereur ?), mais le site était habité et exploité sur le plan agricole (comme en témoignent les cultures en terrasse, caractéristiques de l'empire Inca).

Ça y est, il est 5h, les portes s'ouvrent pour entamer la montée des marches qui nous prendra 1h30 !

Petite pause nécessaire !

On a raté le lever du soleil, mais de toutes façons il fait gris !

Frangins, frangines :

Caro ne laissera pas sa place si facilement !

Il faut se les trimballer ces gros cailloux !

Le plus beau sourire de Clément

Le chemin vers la porte du soleil

La voilà la photo Tinder !

Le pont de l'Inca : ils avaient déjà tout donné, ici ils étaient à cours d'idées...

 
 

Retour à Aguas Calientes

Le soir, retour à Cusco en train, dans lequel Brigitte perdra un bout de dent en mangeant une sorte de petite dragée... On en est à 2 sur 5, et c'est pas fini !

Le Salkantay, c'est fait !

9 - 11 Août 2016

 

Ça y est, nous avons passé la frontière et arrivons à Cusco, magnifique ville et point de départ de nombreuses excursions. Caro et moi sommes un peu malades depuis Copacabana, mais nous sommes sur la fin. Nous n'avons plus qu'à attendre Clément pour partir pour le trek du Salkantay pendant quatre jours.

Seul souci mais de taille : l'avion de Clément a été annulé. Oh ooooooh.... Il est coincé à Dallas et aucun vol n'est prévu avant trois jours... Finalement, après un passage inutile par le Mexique et 24h de retard, Clément arrive juste à temps mais sans rien à se mettre pour débuter le trek, puisque son bagage est resté à Dallas ! Passée la frustration et la colère (soulagée principalement au téléphone sur les agents des différentes compagnies aériennes incapables de donner la moindre information) on arrive à se débrouiller. Par miracle, Brigitte, Annie et Juliette parviendront à récupérer son bagage à l'aéroport de Lima quelques jours plus tard lors de leur arrivée !

Depuis le mois d'avril, Benjamin organise ce trek, le nombre de places étant réduit. Il s'agit d'une alternative au très prisé chemin des Incas, qui draine beaucoup plus de touristes. L'organisation est compliquée mais ça y est, nous sommes fin prêts ! Caro et moi sommes tout de même un peu stressées par la difficulté de ce qui nous attend...

Nous voilà donc partis tous les quatre, accompagnés d'Esther et Elisabeth - deux espagnoles bien sympas - ainsi que par 2 guides (Rodrigo et son compagnon de route dont nous avons oublié le nom) , deux cuisiniers et un muletier !

Premier jour (14 km) : départ à 4h30 en minibus pour rejoindre le point de départ de la randonnée. Le début est relativement facile, et nous arrivons au campement pour manger le midi. L'après-midi, c'est moins la rigolade... Nous grimpons (dur !) sur la montagne d'à côté pour aller voir la lagune Humantay, mais le moins que l'on puisse dire c'est que ça en vaut la peine, c'est splendide !

Enfin arrivés en haut !!!

Laguna Humantay

De gauche à droite : Esther, Caro, Clément, Elisabeth, Annou et Benji

Nos petites cahutes

Le lendemain, encore bien emmitouflés dans nos duvets, nous sommes réveillés par un "mate de coca ?" un peu insistant (Benjamin a bien tenté "un café por favor" mais ça n'a pas marché...). Nous attaquons la deuxième journée, la plus dure (27 km), car cela monte très fort et nous sommes à 4000m d'altitude. Quelques minutes après le départ, nous assistons à une avalanche au loin ! C'est dur pour tout le monde sauf pour Benjamin, qui acquiert ce jour-là plusieurs surnoms : "cabra" (chèvre) ou "loco" (fou). On monte (très) doucement mais sûrement, sous le soleil...au début.

Rassurez-nous, toute cette brume elle va disparaître quand on arrivera en haut ?

Ah bin non...

La pause déjeuner, bien appréciée !

Ambiance mystique !

Nous passons l'après-midi à descendre de l'autre côté, c'est long et un peu monotone, et nous sommes fatigués de cette matinée éprouvante.

Le campement du deuxième soir

Un nouveau copain

Le troisième jour, le chemin est très long (26 km) jusqu'à Aguas Calientes, là où nous allons retrouver Brigitte, Annie et Juliette. C'est aussi en fin de journée que nous quittons Esther et Elisabeth, qui font une journée de plus que nous, ainsi que les cuisiniers. Le midi, nous vivons un moment d'anthologie avec le fameux "cuy al horno" (cochon d'Inde au four). Ce n'est pas tant le cochon d'Inde, quoique tout de même assez ignoble visuellement (et pas spécialement bon), mais surtout le cuisinier... Jusqu'alors très distant et réservé, il est tout d'un coup très jovial voire même hilare. Nous commençons tous à ricaner gentiment, mais ce qui nous achève c'est quand, mort de rire, il attrape le pauvre animal par sa patte calcinée, et qu'il le brandit sous le nez de Caro et Esther, dégoûtées. On comprend vite en le voyant repartir en titubant qu'il a bien fêté la fin de l'expédition. Les choses se gâtent encore plus quand il faut charger nos bagages dans le camion, ces derniers étant plus lourds que lui, on a bien cru qu'il finirait dans les pots de fleurs...

Partie de foot au milieu de nulle part

Sous notre meilleur jour...

Pause café

Pas peu fier !

Ça vous tente ?

Esther et Elisabeth

Après avoir quitté les filles, nous avons le choix pour arriver à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu : soit nous prenons le train, soit nous finissons à pied. Benjamin étant ce qu'il est, et le prix élevé du train (30 euros pour les étrangers, 2 euros pour les locaux, pour 10 km), nous terminons donc à pied. Nous avons bien fait, la balade, qui suit le chemin de fer, est agréable et facile !

J'imagine qu'on a du voir quelque chose... un Machu Picchu sans doute...

Si on regarde bien, on voit le Machu Picchu dans le creux

Nous arrivons enfin ! Brigitte nous attend de pied ferme à la porte de leur hôtel, cela fait de nombreux mois qu'elle n'a pas vu ses fistons !

Aguas Calientes, également nommée "Machu Picchu village", pour les touristes...